Université de Ziguinchor : Les étudiants mettent à prix la tête du ministre Cheikh Omar Hane

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L’Université Assane Seck de Ziguinchor s’embrase. Après les enseignants membres du SAES, les étudiants avaient monté le lundi 20 janvier 20 au créneau pour réclamer de meilleures conditions d’études. Ce mardi 21 janvier 20, ils sont  réclamé le départ du ministre Cheikh Omar Hann à la tête du ministère de l’Enseignement Supérieur.

Les étudiants de l’université Assane Seck de Ziguinchor n’en peuvent plus. Déterminés, ils étaient en assemblée générale ce lundi 20 janvier pour disent-ils, «inviter leur ministre de tutelle Cheikh Omar Hann à respecter  les engagements qu’il a pris en direction des bacheliers non  orientés dans leur temple du Savoir. Hier, ils ont réclamé le départ de Cheikh Omar Hann à la tête du ministère de l’Enseignement supérieur. Des étudiants qui croient que Cheikh Omar Hann est en train de mener une mauvaise politique à la tête de son ministère.

«Nous interpellons solennellement le Président de la République pour lui dire le ministre Cheikh Omar Hann n’est pas à la hauteur de la mission qu’il lui a confié. Nous ne cessons de souffler le martyr depuis qu’il est arrivé à la tête du ministère de l’Enseignement supérieur. Je dois vous avouer que nous regrettons fortement le départ du Pr Mary Teuw Niane à la tête de ce ministère», confie El Hadj Babacar Gueye étudiant en 2 éme année à l’université Assane Seck de Ziguinchor.

Pour son camarade Ibrahima Fall, «la seule solution qui s’impose et qui peut sauver notre université, c’est le départ de Cheikh Omar Hann à la tête du ministère de l’Enseignement supérieur. Il doit par ailleurs comprendre que tant nos doléances ne sont pas satisfaites, nous ne reprendrons pas les cours. Nous ne pouvons pas comprendre que depuis 2015, les travaux entamés dans notre université ne puissent pas être terminés. Il y a une nébuleuse. Dès lors, nos autorités rectorales, tout comme celles du ministère de l’enseignement supérieur et les entrepreneurs à qui les travaux ont été confiés, doivent être tous entendus pour que les responsabilités puissent être situées», a soutenu l’étudiant Ibrahima Fall. A l’université Assane Seck de Ziguinchor, le mal est très profond.

«Nous exigeons du ministre Cheikh Omar Hann l’application des engagements qu’il a pris. Nous avons entrepris 27 rencontres avec les autorités dans le but de les imprégner de la situation qui règne dans notre université. Mais, juqu’au moment où nous vous parlons, notre temple du Savoir va très mal. Nous sommes à notre premier plan d’action. La suite sera rude et foudroyante et les autorités vont être surpris parce que nous sommes décidés à aller jusqu’au bout de nos actions. Le ministre Cheikh Omar Hann nous a servi récemment un discours mensonger à la télévision. C’est pourquoi, nous réclamons le démarrage immédiat des chantiers en état de construction depuis 2015 et le respect des promesses qu’il a tenu.

Notre université souffre d’un manque criard de professeurs», a laissé entendre Pape Ibrahima Diouf porte-parole du jour des étudiants. Pour rappel, le mardi 14 janvier 20, le SAES de l’université Assane Seck de Ziguinchor était aussi en mouvement de grève d’avertissement de 48 heures pour inviter l’Etat au respect de ses engagements vis-à-vis des 3.500 bacheliers orientés mais aussi et surtout pour alerter l’opinion sur la situation des bacheliers orientés à l’université Assane Seck de Ziguinchor.

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